L’implant dentaire

Vous avez perdu une ou plusieurs dents suite à des caries ? Des problèmes de gencives ?
Une maladie parodontale ? Une blessure suite à un accident ? Pas de panique !
Plusieurs solutions sont possibles et parmi elles, l’implant dentaire.

Préservant le capital osseux de la mâchoire tout en permettant de retrouver une
sensation de mastication confortable, l’implant dentaire possède bien des atouts.

D’où vient cette technique ? Quelles précautions doit-on prendre ?
Retrouvez ci-dessous des informations et conseils pour une prise de décision sereine.

Un peu d’histoire

L’implantologie telle que nous la connaissons aujourd’hui date des années 1950.
C’est en effet pendant ces années que le professeur Per-Ingvar Brånemark, un suédois a découvert un matériau
qui se révèle totalement biocompatible (c’est à dire qu’il n’interfère pas et ne dégrade pas le milieu biologique dans lequel il est utilisé), le titane.
Il décide que sa découverte servira à des personnes édentées et fabrique un système de vis à cet effet.

Ce n’est qu’en 1980 que les résultats de ses recherches sont dévoilés à la communauté scientifique.

Les premières applications ont lieu dans les années qui suivent.

Concrètement, qu’est-ce qu’un implant dentaire ?

C’est une vis en titane faisant office de racine artificielle placée dans l’os de la mâchoire lorsque la racine naturelle ne peut pas être sauvée.
Elle permet la mise en place d’une dent elle aussi artificielle.
Un implant permet à l’os de la mâchoire de se stabiliser.
La forme de l’os maxillaire est ainsi préservée.

Alternative aux dentiers l’un de ses principaux avantages consiste dans le fait qu’il ne se retire pas et fait donc partie de vous.

Petit à petit vous oubliez l’implant en ayant le sentiment d’avoir votre propre dent.
Un implant dentaire est constitué de trois parties : l’implant lui-même, un pilier qui fait la jonction entre l’implant et le prothèse et une couronne qui sera la partie visible.

Prérequis concernant l’état général de la dentition.

La pose d’un implant ne doit pas être considérée à la légère.
Il s’agit en effet d’une réelle intervention, il faut donc s’assurer que celle-ci se fera dans les meilleures conditions possibles pour le patient.
Il convient de s’assurer que l’état des gencives et des autres dents est bon.
Si ce n’est pas le cas, alors il faut procéder à un soin général de la bouche afin de minimiser au maximum le risque d’infection possible.

Comment la pose de l’implant dentaire est-elle réalisée ?

La pose peut être réalisée dans un bloc opératoire ou dans une pièce dédiée dans le cabinet dentaire.
Sous anesthésie locale, une incision est pratiquée dans la gencive, puis, avec un foret, un petit trou destiné à recevoir l’implant est percé dans l’os de la mâchoire.

Pour des raisons esthétiques ou un meilleur confort buccal, une prothèse provisoire peut être installée.
Il faut attendre de deux à six mois avant de procéder à la pose de la prothèse dentaire définitive.
En effet il faut tout d’abord s’assurer que l’implant se soit bien intégré dans la mâchoire.
Dernier point et non des moindres, l’âge n’est pas un frein à la pose d’implant, il faut toutefois attendre que la masse osseuse soit stabilisée soit vers 18-20 ans chez les filles et 20 ans chez les garçons.

Quelles contre-indications à la pose d’implant ?

La pose d’un implant peut apparaître comme une solution idéale avec son très faible taux de rejet (avoisinant 5%, source « le fil dentaire »).
Certaines contre-indications feront que votre dentiste ne vous proposera pas la pose d’un implant ou vous le refusera.
Les principales raisons de santé sont :

  • Le manque d’os qui va éventuellement donner lieu à une greffe osseuse avant d’envisager la pose d’un implant.
  • Une mauvaise qualité osseuse.
  • Des contre-indications générales en cas de grossesse, maladie cardiaque des valves, diabète non stabilisé.
  • Des contre-indications en cas de traitement médicamenteux dans les cas suivants :
    chimiothérapie, traitement immunodépresseur suite à une greffe d’organe, traitement anti-plaquétaire ou traitement contre l’ostéoporose s’il est à base de biphosphonates qui fragilise les mâchoires.
  • Le tabagisme car celui-ci favorise l’échec de l’intégration osseuse de l’implant.

Dans tous les cas vous serez conseillé au cabinet, il ne faut donc pas hésiter à parler de votre état de santé sans oublier ce qui peut à priori vous sembler hors de propos.

Quel coût pour un implant ?

Le coût d’un implant est assez élevé au regard des autres possibilités mais il vous faut néanmoins prendre en compte les aspects suivants :

  • Un implant est pour la vie.
    Une fois posé, il devient comme une nouvelle dent et se confondra avec les autres.
  • Un implant est une solution confortable, du fait de son intégration parfaite dans la mâchoire.
    L’implant se fera oublier et ne sera plus qu’une dent parmi les autres.

Il faut donc prendre en compte tous les paramètres avant de se décider et même si l’implant est une solution onéreuse sur le moment elle peut s’avérer correcte sur le long terme.
Parlez-en avec votre praticien et prenez votre décision en toute connaissance de causes.

Tous les praticiens dentaires peuvent-ils réaliser la pose d’implants ?

En théorie, tous les chirurgiens-dentistes et stomatologues peuvent poser des implants.
En pratique, il est préférable de privilégier un praticien qui a l’habitude et possède une formation en implantologie.